L'homme qui s'évada
J'achève en ce moment la lecture du livre d'Albert Londres (1884-1932), journaliste reporter dans les années 20, L'homme qui s'évada. Ce livre retrace l'épopée d'Eugène Dieudonné, accusé à tort d'implication dans la bande à Bonnot (bande de truands de l'époque), il fut condamné au bagne à Cayenne, à tort, et s'en évada avec quelques compagnons forçats comme lui, pour rejoindre le Brésil. Albert Londres s'y rendit pour l'interviewer sur sa cavale. Un bon livre qui retrace un petit moment d'histoire. La maxime de ce professionnel était la suivante (à laquelle j'adhère à 100%) : « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » J'ajouterai à cela "en sachant doser la pénétration de cette plume" afin de ne s'attirer les foudres de personne, de ne blesser personne, de ne mentir à personne, de ne trahir personne, de n'offusquer personne... C'est probablement tout un art pour les grands journalistes quand ils y parviennent, car on ne fait jamais l'unanimité et comme dirait l'autre "on ne peut pas plaire à tout le monde"....
Sandra Monteforte Gardent
Posté le 23/01/2010 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Critique littéraire
Je lis énormément et je vous conseille les ouvrages suivants pour lesquels je vais jouer pour vous, les critiques littéraires :
Pour La Mort d'Yvan Illitch, les émotions et les regrets d'un homme à l'agonie sont très bien décrits (enfin je pense car je ne suis pas à l'agonie...), le héros atteint d'une maladie incurable qu'il sent l'emporter progressivement, s'interroge sur les choix qui ont guidé sa vie, et remet en question son parcours... On en ressort plus philosophe !La Salamandre de Jean Christophe Rufin est un livre fabuleux. Un gigolo brésilien séduit une touriste française qui éprouve des sentiments sincères, alors que lui la méprise et va la réduire en esclavage psychologique. Ce livre revisite le thème de la situation sociale dans les favelas régies par la Loi du Talion, il explore les méandres des rapports dominant/dominé qui peuvent s'installer dans un couple. J'ai adoré ce bouquin qui m'a beaucoup dépaysé.Victor Hugo a fait fort avec Le dernier jour d'un condamné ! Un misérable défait l'écheveau de sa vie à la lumière du compte à rebours qui se joue pour lui du fait de sa condamnation à l'échaffaud. Ce livre m'a questionné sur le pardon, la nécessité de la peine capitale et la rédemption. Pour Amélie Nothomb, elle m'étonnera toujours... Après Stupeur et Tremblements que j'avais beaucoup aimé il y a quelques années, je n'avais plus rien lu de sa plume. Alors je m'y suis mise sérieusement : Donc Antéchrista est trés intéressant pour ce qui est de l'évocation des amis pervers et de la sincérité. Pour Journal D'Hirondelle, j'ai trouvé l'histoire originale mais sans plus... Par contre pour Les Catilinaires alors là, j'ai été scotchée ! L'oeuvre est magnifique de cruauté et d'ironie au point que pendant ma lecture j'éclatais souvent de rire toute seule... Pour cause : Un couple de débiles s'incruste quotidiennement chez leurs voisins de 16h00 à 18h00 sans aucune raison et peu à peu les voisins se sentent obligés de les accueillir !!!!!!!! Excellent !!!Enfin pour
Katherine Pancol, je n'ai lu que Un homme à distance que j'ai beaucoup aimé, l'histoire est originale, rafraîchissante et romantique cela fait vraiment du bien cette légereté ! Une bouffée d'air pur....
Posté le 13/05/2009 | 100 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Alain Revon, le poète
Ceux qui ont assisté au spectacle "Andalousie" donné à la salle Edmond Vigne à Fontaine le 27 mai dernier, ont eu l'occasion de découvrir les beaux textes de son auteur : Alain Revon, poète isérois.
Ses oeuvres littéraires hispaniques sont actuellement rassemblées dans un recueil intitulé "Couleurs Passion" que les amoureux de l'Espagne et des mots, peuvent se procurer aux éditions Sciriolus (à Echirolles). Pour les autres, voici un poème extrait du recueil :
Barcelone
Barcelone...
Les couleurs de ta vie
Sur mon coeur tourbillonnent,
Aux jardins de Gaudi
Ta folie tortillonne !
Tes armes sont des flèches
Où mûrissent des fruits,
Le soleil de ses mèches
Caresse tous tes bruits
Barcelone...
Tes odeurs caracolent
Dans mon âme étourdie
Et mon plaisir survole
De Miro le génie.
Sur tes plages dorées
Au vent chaud et sucré
Ton désir postillonne
Et dans tes rues ambrées
Jusqu'à l'aube rosée
Danse la catalogne !
Alain Revon
Posté le 03/06/2008 | 167 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article