Isère Sourire : La Voix est Livre

Isère Sourire : La Voix est Livre

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 Bienvenue

sur ce blog dédié à la littérature et aux amoureux des beaux textes. Ma passion pour les écrits n'est plus à démontrer et je veux ici rendre hommage aux grands auteurs d'hier comme à ceux d'aujourd'hui, aux écrivains émérites, poètes, philosophes ou essayistes comme aux plus modestes, chanteurs, paroliers, acteurs ou rappeurs, parce que la langue se passe de ghettos quand il est question de réfléchir et que même si la forme d'un texte définit sa valeur, le fond ne doit pas être négligé. En effet, on peut dire quelque chose de magnifique en s'exprimant avec maladresse comme on peut dire des horreurs de manière esthétique et sophistiquée. La langue française est un tout. Ses registres, familier, courant ou soutenu, cohabitent et sont indissociables les uns des autres parce que la langue est "une" et indivisible et que certaines tournures, ont des fondements historiques. L'intrusion des mots à consonance étrangère, font d'elle une langue "vivante". Enfin, les mots vulgaires, quoi qu'on en dise, participent de l 'expressivité de la langue et ont droit de cité. Les gros mots par exemple, existent depuis le Moyen-Age, et ont pour vocation de renforcer une opinion, une émotion ou un sentiment négatif qu'ils rendent plus saillant. Pour moi, bien que je sois professeur de français, une langue ne créé jamais d'élitisme, et avoir la prétention de la maîtriser c'est en connaître tous les jargons parce que celui qui ne sait pas s'exprimer correctement par manque d'instruction, est aussi un français qui doit pouvoir être compris. Si lui, n'est pas apte à employer la langue soutenue, il se montrera moins inculte que celui qui, fort de ses diplômes ou de son milieu social, l'emploie mais n'en maîtrise pas d'autres. Il n'y a pas la langue du peuple, la langue de la street ou celle des jeunes d'un côté, et une langue bourgeoise et épurée de l'autre. Nous sommes tous des français parlant le français qui revêt différentes formes dérivées. Je ne suis pas pour le bannissement, la censure de certains mots mais plutôt pour leur cohabitation avec la langue de Molière. D'ailleurs très souvent, le langage dégradé est une posture et celui qui emploie le mot "un mec" sait très bien qu'il faut dire "un homme". Le langage familier a lieu d'être parce qu'il constitue une récréation, un exutoire salutaire parfois pour canaliser nos émotions. Il faut savoir passer de l'un à l'autre. Ce qui fait la magie des mots c'est finalement moins leur valeur sémantique que la manière dont ils sont agencés, les implicites qu'ils comportent et les contextes où ils s'épanouissent.

 



    


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