Isère Sourire : La Voix est Livre

Isère Sourire : La Voix est Livre

Merci Johnny à paraître

Bonjour à tous.

 

J'annonce d'ores et déjà la prochaine parution de mon livre hommage à Johnny Hallyday qui ne sera pas une banale biographie ou un livre de photos que vous possédez déjà tous mais un discours-hommage de la part d'une fan. Ce livre qui traite de sa mort et non pas de sa vie disséquée en long, en large et en travers une centaine de fois au fil des décennies, est le discours d'une fan. Ce livre je veux qu'il soit la voix des fans. Johnny la vedette est mort mais en mourant il a fait de nous des vedettes de la tristesse. Sur le devant de la scène maintenant on ne trouve plus que notre chagrin, épais, obscur et définitif. C'est de cela que mon livre traite. Il traite de ce que ce chanteur représentait pour moi, pour nous et pour tous les fans. Pardon si j'ose me faire leur porte-parole sans les connaître mais peut-être que certains d'entre eux se reconnaitront dans mes phrases. J'ai mis la littérature au service de la mort parce que je voulais par ce livre, en faire quelque chose de plus beau. Je ne sais pas si j'ai réussi mais une chose est sûre ce texte est très sincère car je l'ai écrit entre le 6 décembre et le début du mois de janvier. Je n'avais jamais envisagé d'écrire sur ce chanteur auparavant parce qu'il existait tant de livres sur lui déjà qu'ajouter une nouvelle biographie à cette collection incroyable, aurait été malhonnête de ma part vis-à-vis des lecteurs. On n'écrit pas quand on n'a rien à dire. Je n'avais rien à dire sur Johnny parce que ne l'ayant pas connu je  n'aurai rien eu à ajouter de plus sur lui que ce que nous savions déjà tous. Sa disparition a changé la donne. Ce livre est né de mes larmes le 6 décembre dernier, une date que nous  n'oublierons jamais. C'est de ce départ précipité du ciel de nos vies que j'ai voulu témoigner.

Un livre qui s'appellera Merci Johnny et que je vous dédie.

 

 

 

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26/01/2018
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Le dernier rejeton de Cathy Cassidy

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Cathy Cassidy n'en finit pas de donner la parole aux pré-ados à travers de charmantes histoires au parfum de vanille. Elles sont décidément bien mignonnes les petites héroïnes d'une série de livres commencée avec Les filles au chocolat qui s'est finalement déclinée en d'autres titres tout aussi appétissants. Cette fois-ci c'est Dizzy, âgée de douze ans, qui entre en scène pour le plaisir des jeunes lectrices qui partageront ses aventures. Des lectures amusantes qui devraient leur redonner le goût des livres. On appréciera aussi l'esthétisme des couvertures toutes plus jolies les unes que les autres. Un livre à croquer avec lequel vos enfants pourraient se régaler !

La Belle étoile, Cathy Cassidy, éditions Nathan, 255 pages, prix 15,95 €

 


25/01/2018
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A la manière de Gherasim Luca

 

 

A l'occasion d'un exercice d'écriture créative j'avais écrit ce texte l'an dernier à la manière de Gherasim Luca, poète roumain surréaliste.

 

Pardonnez moi si je passe du coq à l'âne mais c'est pour les besoins du texte.

 

 

 

 

Dispute bestiale

 

 

23h repas festif je rentre tard

Tu ne dors pas, très en colère

Tu me singe

Je te tiens tête

Tu me bourrique, tête de mule

Tu t'égosilles tu ironises, tu ries, tu hyène

Je te veux chatte tu te fais louve

Tu me traites d'âne, je te vois chienne

Tu me serpente, tu me couleuvre

Je te truite mais toi en truie

tu me pigeonne,

Tu me traites d'ours mal léché, toi la tigresse mal tigrée

je te rhinocéros féroce, bien décidé à te calmer.

Tes reproches incessants me tortue, me torturent

Je me défends, défenses d'éléphant

Tu me rabroues vieux caribou

Tu me gorille, je rugis

Tu en fait tout un drame

Tu hippopotame, tu baleine

Je hérissonne je sors mes griffes,

Je deviens porc-épic

Tu beugles, tu veau, tu vache, tu vocifères

Excès de paroles stupides

En écureuil, je t'épargne les mots de trop

Je deviens carpe.

Tu restes pie

Tu piaffes, tu jacasses, tu girafe, tu crocodile

Tu me rends fou, je deviens chèvre

Tu me cherches les poux

Alors je crie, je hurle, je ouistiti

Tu pleures, tu me crois mufle, je bluffe, me voilà buffle

Puis on s'arrête, on se regarde, on se renarde

On se pardonne, on se cochonne

Pour une histoire de rien du tout

on était comme les kangourous prêts à boxer,

Maintenant plus de lézard entre nous

On efface ça, on oublie tout,

Qu'on était bêtes ! Pas vrai ma biche ?

Me voilà doux comme un agneau qui te moutonne des mots d'amour

Je t'aimerai toujours

Si ton coeur saigne sache que tu restes mon plus beau cygne.


15/01/2018
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Récit d'invention à la manière de Guy de Maupassant

Récit Littéraire

 

à la manière de Maupassant (rédigé le 21/10/2017)

 

 

 

 

Lotta

 

Deux bourgeoises retraitées, prenaient le thé tout en bavardant. C’était un bel après-midi de juin, les papillons tournoyaient de temps à autres autour d’elles et le jardin exhibait ses plus belles fleurs. L’une des deux femmes se prénommait Hortense et elles étaient assises sur sa terrasse.

Après avoir énuméré les événements qui avaient meublé leur semaine respective, Jenny et Hortense évoquèrent l’actualité.

« Il arrive que le hasard réserve bien des surprises. Le bonheur est un monstre aux deux visages qui ensoleille l’existence de chacun d’entre nous mais quand par extraordinaire il vient à muter, il peut aussi la détruire  ma chère » conclut Hortense.

- Hélas... renchérit Jenny.

- As-tu entendu parler de « l’affaire d’Hanna et Daniel Sviden ? » demanda Hortense à son amie.

Vaguement

- Pourtant on ne parle que de ça en ce moment ! L’histoire de ce couple est terrible et illustre parfaitement la malchance masquée sous les traits doux du bonheur familial. Elle fait les gros titres des journaux. Je vais te raconter ce que j’en sais.

 

 

La petite Lotta toute pelotonnée contre la poitrine tiède et rassurante de sa mère, ne cessait de la dévisager. Joufflue et toute rose, elle respirait la bonne santé. Quelques cheveux épars fins comme des brins de soie, dissimulaient à peine ses molles fontanelles. Elle avait crié tout de suite. Hanna encore éprouvée par cet accouchement, profitait de ce moment de calme entre deux passages des infirmières pour instaurer le premier lien d’intimité avec son bébé.

Une autre maman avait donné naissance à une petite fille à deux heures d’intervalle à peine avec Hanna. Celle-ci avait dû partager sa chambre avec elle parce que le service de maternité était plein. Elles cohabitaient leur berceau respectif tout près d’elles.

 

Lotta était le premier enfant d’Hanna et Daniel, un jeune couple de commerçants aux vagues origines suédoises dont ils résumaient à eux deux l’essentiel des caractéristiques physiques : yeux azur, peau très pâle et cheveux blonds. Lotta serait une jolie jeune fille, sa mère aux trente ans conquérants, en était sûre. La veille du retour chez elles des deux mamans, une élève puéricultrice stagiaire à l’hôpital, était venue chercher les enfants l’une après l’autre en demandant aux mamans une tenue propre pour les habiller après les avoir lavées. Les jeunes femmes acquiescèrent non sans une pointe de regret de ne pas pouvoir baigner leur enfant elles-mêmes. Il fallait bien que le personnel en formation apprenne. Résignées, elles confièrent donc leur fillette à cette professionnelle.

 

Le lendemain, Hanna put enfin rentrer chez elle avec Lotta qui semblait bien plus grosse déjà. La veille quand la puéricultrice l’avait ramenée de la pouponnière, tout de rose vêtue, Hanna avait remarqué cette différence de corpulence et en avait été troublée. Elle n’avait pas osé faire de commentaire à ce sujet de peur d’importuner la nouvelle recrue du service et puis si la petite prenait du poids c’était bon signe non ? Avant de partir Hanna avait salué sa voisine de chambrée dont l’enfant dormait dans les bras de son père le visage dissimulé par un morceau de drap blanc.

« Au plaisir de vous revoir » avait-elle lancé à l’attention de Madame Vullard et son mari près d’elle puis elle était partie accompagnée de Daniel et sa petite.

 

Au fil des semaines, Lotta se développait et de sa chevelure si fine et claire des premiers jours il ne restait désormais qu’une épaisse toison noisette. Bientôt elle fut capable de marcher puis de parler. Elle grandissait sous le regard amusé de ses parents qu’elle comblait de joie. Hanna éprouvait pourtant un léger malaise en l’observant. Rien de vraiment perceptible, non, il ne faut pas exagérer, mais un « je ne sais quoi » à la frontière du doute. Pour son cinquième anniversaire Lotta reçut une poupée mannequin dont l’or des cheveux tranchait maintenant radicalement avec l’épaisse cascade de boucles brunes de la petite. Cette enfant était vive, joyeuse mais une intuition étrange s’était faufilé sournoisement dans l’esprit de sa mère pour ne plus la quitter.

 

Dix ans passèrent et Lotta devint une belle jeune fille de quinze ans. Drôle et intelligente, elle se liait facilement d’amitié dans son lycée. Elle était maintenant tout à fait brune, grande, mince. Son regard d’ébène qui chavirait le coeur des garçons de son âge, et ses autres traits physiques trahissaient ses origines. La Suède avait décidément déserté ce corps de fille où nul vestige de son patrimoine génétique ne subsistait. Si Daniel n’y prêtait pas attention, Hanna elle, le remarquait de plus en plus. Elle sentait Lotta trop différente d’eux bien qu’elle l’aimât profondément.

 

C’était un mercredi après-midi d’octobre. Lotta avait invité sa nouvelle amie à venir passer l’après-midi avec elle. Elles feraient leurs devoirs et se livreraient à divers essayages de vêtements qu’elles venaient toutes deux de s’offrir avec leur argent de poche. A quinze heures on frappa à la porte. Hanna criant « Lotta ton amie arrive ! » alla ouvrir. Elle découvrit sur le seuil une superbe jeune fille blonde aux yeux rieurs d’un bleu à faire pâlir la mer. Elle avait pris le premier bus de peur d’être en retard. Lorsqu’elle la vit Hanna, étrangement, se sentit comme apaisée, ressourcée au contact de cette jeune fille dont elle se sentit proche l’espace de quelques secondes.

Lotta arriva aussitôt et entraîna Madeleine dans sa chambre pour lui montrer ses bijoux. Au bout d’une demi-heure, les deux adolescentes en ressortirent et Lotta interpella sa mère.

« Regarde maman comme le bracelet de Madeleine est joli ». Amusée par cette coquetterie, Hanna regarda le poignet de Madeleine et s’exclama « c’est vraiment un tout petit bracelet en or. On dirait une gourmette de bébé ».

- C’en est une répondit Madeleine, c’est mon bracelet de naissance. J’ai juste fait rajouter quelques maillons à la chaîne par un bijoutier parce qu’il ne m’allait plus.

Hanna regarda attentivement la petite plaque et eut soudain un tressaillement, son visage se crispa : la gourmette était décorée d’une coccinelle sur une pâquerette….

Hanna reconnut immédiatement ce bijoux. Elle l’avait acheté pour Lotta quelques jours avant sa naissance. Elle se souvenait que quand elle avait quitté la maternité, la petite ne l’avait plus. Hanna déçue avait pensé qu’il avait été volé. Il y a tant de va-et-vient dans les hôpitaux.

Elle ne pouvait pas accuser Madeleine de lui avoir volé ce bracelet. Où l’aurait-elle trouvé ? Et puis c’était la première fois que Lotta invitait cette fille chez eux. Tout cela n’avait aucun sens. Peut-être que la mère de Madeleine lui avait offert le même présent de naissance qu’elle. Pourtant à l’époque Hanna se souvenait que le bijoutier lui avait certifié qu’il s’agissait d’un modèle unique.

Un orage venait d’éclater. La pluie tambourinait contre les fenêtres, le ciel éructait, tout n’était plus que fureur assourdissante des éléments. Il était dix huit heures, la nuit n’allait pas tarder à tomber. « Je dois rentrer » annonça Madeleine à son amie. Hanna intriguée par cette fille, lui proposa de la raccompagner chez elle en voiture ça ferait prendre l’air à Lotta par la même occasion. Elles sortirent toutes trois en courant jusqu’à la voiture. La grêle implacable venait mourir sur le pare-brise du véhicule. Madeleine habitait en banlieue grenobloise à quelques rues à peine de Lotta. Une fois devant la maison de Madeleine, Hanna et Lotta allaient repartir quand Madeleine insista pour leur présenter sa mère qui serait ravie de faire leur connaissance. Hanna hésitait mais devant l’insistance de la jeune fille elle accepta et sortit de sa voiture avec Lotta. Madeleine suivie de Lotta et Hanna sonna avec insistance à la porte. Elle s’ouvrit enfin et Hanna stupéfaite eut d’un coup une révélation : Elle était là !Elle était là plantée devant elle, un grand sourire divisant son visage. Elle était là droite comme un I, un peu plus épaisse qu’autrefois et les cheveux sûrement plus courts. Elle était là symbolisant la fusion du passé, du présent et de l’avenir :

 

Madame Vullard, la voisine de chambre d’Hanna à la maternité quinze ans plus tôt ! Madame Vullard était la mère de Madeleine la nouvelle amie de sa fille Lotta.

Une farandole d’images du passé inonda d’un coup la conscience d’ Hanna : la toilette des bébés par cette puéricultrice novice, la frappante différence de corpulence de Lotta en si peu de temps, la chevelure brune, sa peau mâte et ses yeux noirs aux antipodes des standards du Nord quand son époux et elle-même avaient les yeux bleus et une peau laiteuse et maintenant cette gourmette qu’elle avait mis au poignet de sa fille un jour après sa naissance et qui avait disparu….

 

Hanna comprenait tout maintenant ! Elle comprenait tout  ! Lotta n’était pas sa fille biologique ! Sa fille biologique c’était Madeleine ! Les bébés avaient été intervertis à la naissance au moment de les rhabiller après leur bain par cette puéricultrice stagiaire. Ca faisait donc quinze ans qu’Hanna élevait la fille d’une autre tandis que sa propre fille, la chair de sa chair, vivait chez cette autre à quelques kilomètres à peine de chez elle. Quand elle allait raconter ça à son mari, il ne la croirait pas. Non, jamais Daniel ne pourrait croire une chose pareille...

 

La mère de Madeleine Vullard sur le seuil de la porte dévisageait Hanna qu’elle n’avait pas reconnue. Voyant sa pâleur, elle l’invita à rentrer chez elle et lui demanda « vous ne vous sentez pas bien Madame ? »

- Si, si réussit à articuler Hanna, avant de s’effondrer foudroyée par une crise cardiaque.

 

 

 

 

(inspiré de l’histoire vraie de Sophie Serrano en 1994)


15/01/2018
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Romain Gary

L'adaptation cinématographique de La Promesse de l'Aube de Romain Gary est un chef-d'oeuvre à la hauteur du livre. Charlotte Gainsbourg au meilleur de ses performances, est remarquable. Tout est juste dans ce film. La grisaille du début du siècle chez les immigrés pauvres y est parfaitement rendue.

La relation mère-fils fusionnelle y est mise à l'honneur ainsi que les valeurs essentielles qu'une mère doit transmettre à son garçon : l'honneur, le courage, la fierté, l'ambition. Un livre qui n'a pas pris une ride sur le fond même la forme a beaucoup changé.

Très beau.

A lire et à voir au cinéma.


14/01/2018
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